Épandages aériens: une association suisse réclame une enquête parlementaire indépendante

Sortir du déni institutionnel, mesurer les faits et apporter des réponses aux citoyens.
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Le 22 septembre dernier, l’association Souveraineté Suisse a demandé aux élus de rompre le silence autour de la question des traînées aériennes qui quadrillent régulièrement le ciel. Dans un appel solennel adressé aux membres de l’Assemblée fédérale, l’organisation citoyenne réclame l’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante sur les interventions atmosphériques, la composition des aérosols et l’intégrité de l’espace aérien suisse.

D’un côté, de nombreux citoyens qui s’interrogent, voire s’inquiètent, en observant chaque jour ou presque dans le ciel des quadrillages blancs et moutonneux laissés par des avions. Quelle est la nature exacte de ces traînées? Que contiennent-elles? Pourquoi sont-elles aussi nombreuses? Sont-elles dangereuses pour la santé?

De l’autre, des élus qui préfèrent ignorer la question ou la tourner en ridicule en la classant dans le très grand et très pratique tiroir des « théories du complot ». Ce faisant, ils entretiennent le manque de transparence sur ce phénomène qui semble s’accroître avec le temps.

Pour sortir de l’impasse, l’association Souveraineté Suisse a décidé de mettre les pieds dans le plat. Le 22 septembre dernier, elle a envoyé un appel solennel aux membres de l’Assemblée fédérale, les sommant d’ouvrir une enquête parlementaire indépendante, scientifique et contradictoire sur le sujet.

« Face à la multiplication des brevets publics d’ingénierie atmosphérique, aux signalements récurrents de la population concernant des quadrillages persistants dans le ciel, aux analyses toxicologiques indépendantes mettant en cause des retombées de métaux lourds et de polymères synthétiques, ainsi qu’au dépérissement massif inexpliqué de notre patrimoine forestier (chênes, marronniers, platanes, pins), notre organisation demande aux élus de sortir du silence d’État« , explique l’association dans son communiqué de presse.

Dans son courrier adressé aux conseillers, elle précise également: « Il ne s’agit pas de demander au Parlement d’adhérer a priori à une thèse. Il s’agit précisément d’exiger le contraire: exercer votre prérogative de contrôle pour enquêter, mesurer, documenter et établir la vérité des faits« .

Selon Souveraineté Suisse, « ces interventions alléguées dans l’atmosphère – reposant sur des pulvérisations d’aérosols métalliques (aluminium, baryum, strontium, iodure d’argent) et de nanoparticules conductrices destinées à demeurer en suspension – soulèvent des questions cruciales sur leurs interactions avec les rayonnements solaires et les émissions électromagnétiques au sol (radars, réseaux d’antennes, installations ionosphériques). L’impact potentiel de ces phénomènes sur le vivant se traduit par des alertes majeures qu’il est impératif d’évaluer scientifiquement. »

Aussi, l’association exige-t-elle entre autres:

  • Des prélèvements réguliers et inopinés de l’air et des retombées atmosphériques par des laboratoires indépendants certifiés;
  • L’audit inopiné des carburants d’aviation (Jet Fuel) et des aéronefs civils et militaires transitant par la Suisse;
  • L’audition en qualité de témoins de professionnels du secteur aéronautique (pilotes, navigants, personnel au sol);
  • La pleine transparence sur les accords internationaux et les autorisations de survol militaire, notamment liés à des agences telles que la Darpa (l’agence pour les projets de recherche avancée du département de la Défense des États-Unis);
  • L’évaluation expérimentale rigoureuse des interactions possibles entre aérosols conducteurs et réseaux d’ondes au sol.

Ci-dessous l’intégralité de l’appel solennel de Souveraineté Suisse aux membres de l’Assemblée fédérale:

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