Fribourg: des élus s’inquiètent des morts inexpliquées

Deux parlementaires du canton suisse interpellent l'exécutif sur la forte hausse des décès depuis la vaccination Covid et l'absence d'autopsies exigées légalement.

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Dans une interpellation adressée à l’exécutif du canton suisse de Fribourg, deux députés questionnent la surmortalité anormale observée en 2022. Ils citent des pompes funèbres qui affirment que “de plus en plus de morts d’origine indéterminée – morts soudaines ou inopinées – sont à déplorer, y compris pour les personnes de moins de 65 ans”. L’obligation d’inspection médico-légale et d’autopsie en cas de mort indéterminée “n’est pratiquement plus respectée”. Covidhub.ch a interviewé ces élus.

“J’étais prêt à abandonner la politique s’il avait fallu que je me fasse vacciner” nous dit d’emblée Ivan Thévoz, élu de l’Union démocratique fédérale, en se présentant. Sa collègue Suzanne Aebischer, du parti Le Centre, annonce aussi tout de suite la couleur: “Ce qui me tient à cœur, ce sont les droits fondamentaux.” Elle se demande si tout ce qui a été imposé durant la crise Covid était correct ou pas et veut mettre de la lumière dans cette situation.

Briser le silence

Le titre de la question qu’ils ont déposée le 17 mars 2023 au parlement fribourgeois, “Surmortalité et morts non élucidées”, fait penser à un polar. Leur démarche intervient alors que le nombre de morts subites est anormalement élevé depuis 2021, et ce sans explication officielle convaincante.

“L’objectif, c’est d’en parler, parce que c’est comme une omerta, on ne sait rien de ce qui se passe.” Ivan Thévoz

C’est un article sur la surmortalité persistante observée, publié dans le quotidien local La Liberté en janvier, qui leur a mis la puce à l’oreille.

Clarifier les causes de décès

Comme dans la plupart des médias, le grand absent des explications possibles est le vaccin covid. Or, constatent-ils, “la courbe de cette surmortalité coïncide avec le lancement des vaccinations”.

Une de leurs interrogations est de savoir “comment le lien de cause à effet avec ces nouveaux vaccins est exclu”. Selon leurs sources, le statut vaccinal n’est pas consigné dans le constat de police lors du décès. Il n’est ainsi pas possible de connaître le pourcentage de personnes décédées subitement qui ont été injectées avec des vaccins à ARNm.

“On en est qu’au début du problème, j’en suis convaincu.” Ivan Thévoz

Dans leur requête, les élus de centre-droit demandent au Conseil d’Etat (exécutif) d’expliquer “les mesures appliquées dans le Canton de Fribourg pour mettre en lumière les causes de surmortalité, principalement celles des morts d’origine indéterminée”.

Selon eux, l’explication par la canicule, souvent avancée, ne tient pas la route, pas plus que d’autres comme le changement climatique.

Encourager d’autres acteurs à poser des questions

L’élu, arboriculteur de métier, estime qu’il y a “comme une chape sur la société qui empêche de parler de ce genre de choses”. Conscients de leur responsabilité en tant que représentants du peuple, ils sont décidés à creuser la question pour en savoir plus.

“Ce que j’espère vraiment, c’est que cette démarche donne du courage à d’autres politiciens, à des juristes, de se lever et de poser des questions.” Suzanne Aebischer

Donner du courage aux familles de victimes

Mme Aebischer souhaite aussi donner du courage aux familles de victimes pour oser demander des clarifications sur les causes de ces décès inexpliqués. Elle cite l’exemple d’une personne de son entourage morte le lendemain d’un rappel. “On n’a pas seulement le deuil à porter mais aussi des interrogations. Lorsque sa famille a posé la question du lien possible avec le vaccin, le médecin est devenu presque menaçant” nous dit-elle.

“C’est quand même horrible quand on a des personnes qui décèdent et qu’on ne sait pas pour quelle raison.” Suzanne Aebischer

Obligation d’autopsie bafouée

Les élus relèvent que “si, lors d’un décès, il existe des signes de mort d’origine indéterminée, le Ministère public est tenu de faire clarifier la cause du décès par une inspection médico-légale et, le cas échéant, par une autopsie (art. 253, al.1 et al.3 CPP)”.

“Quand nous avons commencé à gratter du côté des pompes funèbres, on nous a tout de suite dit que oui, il y a quelque chose de bizarre, et qu’ils en causent beaucoup entre eux. Et surtout le fait que le nombre d’autopsies a baissé par rapport à deux ans en arrière.” poursuit Ivan Thévoz.

“Nous avons des retours de pompes funèbres qui constatent que ces obligations légales ne sont pratiquement plus respectées.” Ivan Thévoz

Avant 2020, une moyenne de 150 autopsies étaient pratiquées chaque année dans le canton. En 2022 il y en a eu 3, ce qui est anormalement bas et inexplicable alors que les morts indéterminées sont, elles, plus nombreuses que jamais, estiment les deux élus.

“Nous avons trouvé autre chose: il est rare que ce soient des médecins légistes qui constatent la mort, alors que ce devrait être la norme pour un décès suspect.” ajoute Ivan Thévoz. Les députés demandent à savoir “pour quelle raison la procédure en cas de mort indéterminée n’est-elle plus respectée”.

Certains policiers tentent aussi de lancer l’alerte

Les élus fribourgeois ont été contactés par l’association suisse de policiers critiques des mesures Covid, Wir für Euch (“Nous pour vous“), qui avait envoyé une lettre à tous les commandements de police et à tous les procureurs généraux de Suisse pour les alerter que le code pénal n’est plus respecté en matière d’autopsies. La lettre demandait “que la justice remplisse ses obligations légales d’élucider les cas de décès inhabituels”.

“Ce qui m’étonne, c’est que personne ne soit choqué.” Suzanne Aebischer

La suite?

“Je ne suis pas très sûre que nous allons recevoir une réponse qui va mettre tous les faits sur la table et que nous allons trouver la vérité. Il y a un grand enjeu pour les personnes impliquées de perdre la face et il y a aussi des grosses sommes en jeu” nous avoue Suzanne Aebischer.

Son souhait serait de réussir à stopper la promotion des injections, malgré l’achat de millions de doses, au vu des dégâts qu’elles font. “Dans mon groupe politique, même s’ils sont vaccinés, certains se posent beaucoup de questions” complète Ivan Thévoz.

Les réactions à leur démarche sont soit discrètes soit reconnaissantes. “J’ai reçu plusieurs emails, tous positifs, dans lesquels des citoyens me disaient par exemple qu’ils avaient perdu confiance envers les politiciens, avec l’impression que personne n’interroge ni n’ose se montrer” confie Suzanne Aebischer.

Les médias ‘traditionnels’ sont pour l’instant restés silencieux, mis à part le journal local “La Broye”, qui a publié quelques extraits de leur demande politique. Les élus affirment que ce peu de réaction est usuel, que les médias traiteront probablement le sujet une fois que le Conseil d’Etat aura répondu.

Questions similaires à Genève

André Pfeiffer, député au parlement du Canton de Genève, avait déposé une question similaire en novembre 2022 déjà, partant du même constat que “praticiens et policiers constatent dans leur travail une accumulation de morts suspectes : des personnes auparavant en bonne santé meurent dans des circonstances bizarres”.

Les réponses données par l’exécutif genevois manquent de rigueur et ne font que répéter des fausses informations, comme la prévalence de myocardites chez les vaccinés: “environ 0,5-6 pour 100’000 doses, et 10-20 pour 100’000 doses chez les hommes de 16 à 24 ans”.

On sait depuis 2022, grâce à une étude du cardiologue Christian Mueller de l’hôpital universitaire de Bâle réalisée sur 835 employés de l’établissement, que le taux réel de myocardites chez les vaccinés triples doses est de 2.8%.

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