France: Municipales en mars 2026, reprendre le pouvoir par la base

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La défiance politique en France n’a jamais été aussi forte. Selon le dernier baromètre du CEVIPOF, seuls 26% des Français déclarent encore faire confiance à la politique. La majorité estime que le système démocratique “ne fonctionne plus” et ne répond plus aux attentes du pays. Le fossé entre institutions et citoyens se creuse, laissant derrière lui du désespoir, de la colère, et l’impression d’être dépossédé de toute influence sur les décisions qui façonnent le quotidien.

Et pourtant, derrière cette lassitude, un désir persiste: celui d’une démocratie réelle, vivante, locale, dans laquelle chacun peut participer, peser, décider. Français, vous avez envie de reprendre le pouvoir dans votre commune, de la transformer? Les élections municipales auront lieu le 15 et 22 mars 2026, alors c’est le moment de se lancer!

Une coopérative au service de la démocratie

Fréquence Commune est une coopérative citoyenne qui s’est donnée une mission simple: redonner le pouvoir politique aux habitants. Loin des partis traditionnels et des logiques de carrière, Fréquence Commune accompagne la création de listes citoyennes, soutient les communes dans leurs démarches participatives, et défend le principe clair et assumé: 1 personne = 1 voix.

Depuis plusieurs années, la coopérative met en réseau des collectifs locaux, des élus, des habitants et des chercheurs pour expérimenter une nouvelle manière de faire de la politique: plus transparente, plus horizontale, plus ancrée dans la vie quotidienne. Elle offre un cadre, des outils, des méthodes, un accompagnement concret pour celles et ceux qui veulent s’engager sans renoncer à leurs valeurs, ni tomber dans la logique politicienne.

Fréquence Commune, c’est l’idée que la démocratie ne sera pas restaurée d’en haut, mais qu’elle peut renaître depuis le bas, dans les communes, dans les quartiers, dans les mains de celles et ceux qui vivent le réel de leur territoire.

Une dynamique depuis 2020: transformer l’essai en 2026

La preuve que cela fonctionne existe déjà:en 2020, 600 listes se sont présentées, 66 communes ont été gagnées, et les résultats sont concrets: une ferme rachetée et municipalisation des terres à Auray (56400), la décision citoyenne pour l’avenir d’un lieu stratégique à Paimpont, ou encore une assemblée citoyenne décisionnaire à Poitiers, inédite en France. Ces exemples montrent que la population peut reprendre la main sur des sujets essentiels, alimentation, logement, énergie, urbanisme, environnement, simplement en transformant sa commune.

A l’approche des Municipales de 2026, une énergie nouvelle circule: 421 listes citoyennes et participatives se préparent déjà, des grandes villes jusqu’aux plus petites communes rurales. Les élections de 2026 ne doivent pas être un scrutin de plus, mais l’occasion de construire un mouvement municipaliste puissant, porté par des habitants qui décident enfin de leur avenir.

Démos: un mini-documentaire sur l’assemblée citoyenne de Poitiers

Ce documentaire de 12 minutes plonge au cœur d’une expérience de démocratie locale menée à Poitiers: une assemblée citoyenne où habitantes et habitants tirés au sort, élus et agents municipaux débattent, réfléchissent et coconstruisent des décisions publiques. On y voit la politique telle qu’on la rêve souvent: concrète, transparente, vivante, avec des échanges francs, parfois intenses, mais toujours orientés vers l’intérêt commun.

Le reportage montre la démocratie à hauteur d’humains: des sujets très quotidiens, urbanisme, tranquillité publique, vie locale, mais aussi une parole authentique, débarrassée du jargon institutionnel. Un modèle où l’on redécouvre que décider ensemble est non seulement possible, mais profondément souhaitable.

Le documentaire s’enrichit aussi de deux portraits particulièrement touchants: ceux d’Eléa et de Tristan, deux jeunes engagés dans les Assemblées citoyennes. Leur engagement sincère, leur recherche de sens, leur enthousiasme et l’espoir qu’ils retrouvent dans ces espaces donnent une dimension profondément humaine au film. Leur témoignage rappelle une évidence: quand on donne réellement la parole aux habitants, quand on leur confie un rôle, ils s’emparent du réel, se transforment, et ils donnent envie, eux aussi, de s’engager pour sa propre cité.

Ce documentaire n’est pas un simple récit: c’est un appel. Il pose un défi à tous les citoyens: “Si tu habites une commune, si tu veux d’un vrai pouvoir populaire, d’un vrai contrôle citoyen, d’un vrai sens collectif… prends part. Organise. Crée. Transforme.Car la démocratie ne redeviendra vivante que si le peuple saisit l’occasion pour agir, au sein des communes.

En 2026, reprendre le pouvoir… pour mieux le partager.

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2 commentaires

  1. Voilà un sujet qui devrait fortement questionner tant il est vaste.

    Il manque étrangement un mot essentiel dans votre texte : ‘élection ». Celui-ci serait il devenu si dissonant que vous l’avez oublié ?

    En effet, il ne s’agit pas de voter pour décider mais de voter pour élire, cela fait toute la différence, étant donné que les élus n’ont pas de mandat impératif mais représentatif, en d’autres termes, ils sont censés uniquement se représenter eux même (art 27 de leur constitution).
    A cela s’ajoute le fait qu’il n’y a aucun intérêt commun réel parfaitement défini (https://web.archive.org/web/20190925221534/https://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/approfondissements/interet-general-interets-particuliers.html), d’autant plus que les cinglés avides de pouvoir ont définit cela comme la somme des intérêts particuliers (cf Bernard de Mandeville étudié par Dany Robert Dufour).
    Et enfin s’ajoute le fait que les décisions de quelques uns s’imposent à tous les autres, ce sont donc des diktats, et donc un système dictatorial. Et le fait qu’il y aurait 50% de gens qui suivent, même si c’était 50% de tous les gens et non seulement ceux inscrits et votants, ne change rien au fait que cela reste dictatorial, une partie des gens dictent aux autres ce qu’ils devraient faire, dire et penser. Au sens stricte, le mot « démocratie » donne la souveraineté à tout le monde et non seulement à une partie. On comprend alors que l’usage de ce mot « démocratie est une imposture depuis le début. S’il y a un système démocratique réel, c’est tout simplement la vie, elle est déjà parfaitement organisée en ce sens, et la création des civilisations, des cités, des États, etc, est déjà un contre sens vis à vis de la nature, d’autant que cela se crée pour fabriquer un système esclavagiste basé sur la réification des gens. La seule souveraineté existante est celle vis à vis de soi-même, elle s’acquiert par la sagesse et ainsi la maîtrise de son ego primitif, ce qui donne accès au libre arbitre.

    J’ai des exemples de liste de ce genre par chez moi, et j’en ai eu des échos directs par une amie qui y est (ou était, je ne sais pas trop).
    D’abord le collectif lui-même n’arrive pas à s’organiser correctement (là dessus JJ Crevecoeur a fait de très bonnes vidéos pour aider *). C’est souvent un combat de coq entre ceux qui veulent le pouvoir. C’est aussi le relais des idéologies du système lui-même, cela reproduit les mêmes erreurs. Bref il manque cruellement de sagesse dans ces mouvements, tout comme au quotidien en fait (l’évolution commence par soi).
    Ensuite, le collectif tend à rêver et croire qu’ils auront la main sur quelque chose. Mais à part à suivre le système et par exemple profiter de leur situation de pouvoir pour faire leur business, ils auront les pieds ou poings liés, et en plus ils subiront la violence du système s’ils cherchent à s’y opposer. Il faut ajouter que la population n’ayant pas plus de sagesse, elle leur tombera dessus au lieu de les soutenir.

    Le jeu est perverti de a à z, les règles ne sont pas à notre portée, donc entrer dans le jeu, c’est se faire manipuler par des psychopathes.
    https://www.youtube.com/watch?v=EwK9glIxIoo

    La politique est en fait un jeu pervers dès le début, il faut en casser le mythe. J’ai mis moi même du temps avant de le comprendre. Simone Weil l’avait compris : https://www.youtube.com/watch?v=Pg0qv0kIaKo
    La politique est l’organisation de la cité, mais qu’est ce que la cité au juste si ce n’est un système sectaire esclavagiste ? Donc logique que la politique soit un combat entre idéologies, une volonté de s’imposer, bref de la violence par essence. Il n’y a qu’un système qui soit viable, et c’est la vie qui nous l’a créé, alors copions le au lieu de s’efforcer à lutter contre.

    * organisation d’un collectif
    https://www.youtube.com/watch?v=cryJ5kEiT8k
    https://odysee.com/@Jean-Jacques-Crevecoeur:f/GROUPES-CITOYENS-01:7
    https://odysee.com/@Jean-Jacques-Crevecoeur:f/GROUPES-CITOYENS-02:2
    https://odysee.com/@Jean-Jacques-Crevecoeur:f/GROUPES-CITOYENS-03:6

    Alors, cela ne signifie pas qu’on ne peut rien faire, c’est juste qu’il faut apprendre à lâcher prise sur ce qui ne dépend pas de nous (stoïcisme).
    Imaginons par exemple l’organisation parallèle d’un ric dans lequel les gens votent pour dire si oui ou non ils supportent le système de l’élection en cours (à faire le même jour). Là nous obtenons un élément opposable pour dire que le pouvoir n’est pas légitime, et on casse la fiction de la « démocratie ».
    On laisse une équipe de fanatiques (idéologie) ou même le préfet prendre la mairie, mais on construit à côté une organisation populaire qui va suivre chaque décision locale, nationale et internationale, et faire voter pour ou contre dans des ric, et là encore on démontre la non légitimité du système. Ce dernier va d’abord s’en moquer mais quand son image sera si terni que tout le monde le rejette, il devrait réagir. Et là si on est nombreux, collectifs, et qu’on a développé un système médiatique pour diffuser l’information (une sorte d’agence de presse et des relais locaux), leur pied d’argile, déjà fissuré, vont se casser car ils n’ont pas le pouvoir, c’est nous qui l’avons, il faut juste arrêter de leur donner.

    Donc le plan est simple, on commence par travailler sur soi de façon élargie (https://www.youtube.com/watch?v=2zba7fxqHTY), puis une fois acquis la sagesse de base nécessaire, on commence à apprendre à débattre collectivement, puis on crée un système d’information médiatique, puis on se présente comme opposé à la dictature, brisant les fictions sur lesquelles reposent son hégémonie. L’avantage de vivre ces expériences nous permettent au final d’avoir bien travailler notre sagesse, on devient alors capable de réfléchir à la façon de s’organiser, sur quoi, comment, etc. On casse la phénomène de « civilisation » qui nous a mené dans le chaos actuel.

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