Dispute sur les profits « pandémies », énième ‘alerte au virus’ à l’approche de l’Assemblée générale: l’OMS est de moins en moins crédible

Partager:

À l’approche de l’Assemblée générale du mois de mai, l’OMS revient toujours au centre de l’attention médiatique. Mais ses efforts pour occuper une place centrale dans une forme de « gouvernance mondiale par la santé », constituée autour de la notion d’urgence sanitaire, semblent fortement ralentis. En cause, les dissensions des parties prenantes sur le partage des profits liés aux nouveaux marchés des pandémies, mais aussi la perte de crédibilité de l’OMS en tant qu’organisation centralisatrice et directrice des politiques de santé.

Et la tentative de relancer un climat d’urgence anxiogène dans les semaines qui précèdent la réunion annuelle à Genève, comme c’est actuellement le cas avec le hantavirus, contribue à aggraver la méfiance actuelle envers l’organisation.

Disputes sur la monétisation des futures pandémies

Les États membres de l’OMS viennent d’annoncer que l’Accord sur les avantages liés à l’accès aux agents pathogènes (PABS) – une annexe à l’Accord sur les pandémies, était reporté d’un an. L’Accord général sur les pandémies a été adopté en mai 2025, mais les pays s’étaient engagés à conclure les négociations spécifiques sur le PABS d’ici mai 2026, dans une annexe au « traité ». Cette étape revêt une importance particulière par le fait qu’elle doit ensuite permettre d’ouvrir la voie à la ratification de l’Accord sur les pandémies par les États membres.

Des divergences fondamentales persistent, principalement entre les pays du G6 et la majorité des autres qui se demandent si ce mécanisme a réellement besoin d’un cadre d’accès et de « partage des avantages » – comme déjà convenu à l’article 12 de l’Accord sur les pandémies. Et ceci d’autant que les négociations PABS concernent non seulement la découverte, le partage et l’exploitation des pathogènes à haut risque pandémique, mais surtout tout un marché de collecte et de traitement de données concernant les personnes « dans le cadre de la sécurité sanitaire ».

En février 2026, lors du dernier cycle de négociations officielles, le Bureau du Groupe de travail intergouvernemental (IGWG), créé pour négocier cette annexe, a été chargé de produire un texte reflétant les discussions en cours en vue d’un accord qui serait pris à l’Assemblée générale. Mais le document que le Bureau a produit en mars s’en est fort écarté, ce qui a provoqué la colère des pays africains, qui ont insisté pour que l’on revienne aux dispositions transcrites lors de la session de la mi-février.

Début mai, le Groupe de travail intergouvernemental a avoué ne pas être en mesure de soumettre une proposition d’ici l’Assemblée générale et a demandé un délai d’une année supplémentaire pour poursuivre les négociations.

Peu d’éléments ont filtré dans la presse quant à la teneur précise des désaccords et de leurs auteurs. Mais selon les Geneva Health Files qui suivent les négociations depuis leurs débuts, certains responsables affirment qu’à ce stade « même une intervention divine ne suffirait pas pour aboutir à un accord sur les PABS. »

Il est vrai que de nouveaux éléments sont intervenus au cours des derniers mois: le retrait des États-Unis de l’OMS et leurs négociations bilatérales en parallèle pour emporter le marché des agents pathogènes fait une concurrence directe au système PABS de l’OMS. Certains pays se disant que finalement il vaut mieux vendre leurs ressources au plus offrant.

Enfin, on ne peut nier que les révélations sur les 20 années de collaboration entre Bill Gates, Jeffrey Epstein et la banque JP Morgan pour monétiser les pandémies ont apporté des preuves supplémentaires de l’escroquerie à grande échelle menée par le philanthrope et ses co-financiers aux commandes de l’OMS… Une remise en question de la nécessité réelle de ces Accords n’est pas à exclure.

Les virus qui tombent toujours à pic

La récurrence des alertes sanitaires à l’approche de l’Assemblée générale de l’OMS, qui se tient chaque année au mois de mai, devrait elle aussi contribuer à décrédibiliser encore plus les bonnes intentions des acteurs mondiaux de la santé.

En mai 2022, au moment d’une tentative de passage en force d’une première version du « Traité pandémies », le directeur de l’OMS avait décrété une urgence liée à quelques cas de variole du singe.

La maladie avait été présentée à tort comme bien plus dangereuse et désagréable qu’elle ne l’était en réalité, et comme par hasard, un nouveau vaccin venait justement d’être approuvé. En tout on a finalement rapporté que quelques cas mineurs et après une vague de blagues autour de la variole du singe, rebaptisée « moneypock$ », l’OMS avait même changé le nom de la maladie en MPOX. La tentative fut peu convaincante et heureusement la version 2022 des Accords sur les pandémies qui confèraient des pouvoirs démesurés à l’OMS fut rejetée.

En mai 2024, l’OMS a relancé un coup de semonce avec la menace potentielle de la grippe aviaire H5N1. Identifié pour la première fois chez des éleveurs de poulets (en Chine) en 1997, le virus était considéré comme candidat à potentiel pandémique depuis 2003, mais malgré des efforts herculéens pour trouver des cas humains, ceux-ci s’étaient finalement avérés être très rares.

La FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) avait pourtant déjà approuvé 3 vaccins et l’EMA (Agence Européenne des Médicaments) en avait également 2 sous la main avec des industries pharmaceutiques au taquet pour lancer la production. Mais la grippe H5N1 ne s’est finalement jamais propagée par les œufs, la viande ou le lait, même après que le virus se soit soudainement attaché aux glandes mammaires des vaches. Et il n’y a toujours aucune preuve de transmission interhumaine.

Deux ans plus tard, toujours en mai, la nouvelle armada de communication de l’OMS débarque sous le pavillon du hantavirus. Le récit est exotique à souhait, évoquant tout l’univers de l’explorateur maudit: un vieil ornithologue en expédition dans les Andes s’est aventuré un peu trop loin, près d’Ushuaia, à la recherche de l’oiseau caraca. En allant fouiner là où il ne fallait pas, il s’est fait infecter par des Hantavirus cachés dans des déjections de rats et est décédé quelques jours plus tard à bord du navire sur lequel il voyageait. Sa femme a également contracté la maladie et est morte peu de temps après avoir été débarquée en urgence dans un hopital argentin. On connaît la suite du parcours: déclarations d’alerte, les discours de Tedros, les choeurs de la presse et des scientifiques de plateau. L’OMS tente de prouver son utilité en vue de renflouer ses caisses et de maintenir son agenda et les actions des fabricants de « contremesures » s’envolent.

C’est sans surprise que l’on apprend que Moderna préparait un vaccin ARNm contre le hantavirus en partenariat avec le Collège de médecine de l’université de Corée depuis 2023. À l’annonce de l’alerte sanitaire, ses actions ont pris 12% d’un coup et le département de recherche biologique de l’armée américaine vient d’entrer dans la danse.

Mauvais scénario

Mais le public est de moins en moins dupe et les critiques sont déjà là pour remettre les choses dans leur contexte. Sur Tocsin, le Dr Louis Fouché remarque lui aussi que cette future fausse pandémie « arrive au meilleur moment pour renflouer les caisses de l’OMS ». Et pas seulement. Les objectifs sont multiples: l’argent bien sûr, mais aussi la volonté de poursuivre coûte que coûte le projet de gouvernance sanitaire mondiale avec les partenariats public-privé et des organisations comme l’OMS, le CEPI pour le niveau mondial ou ERINHA en Europe (une infrastructure de recherche européenne sur les agents hautement pathogènes, pilotée par l’INSERM).

Car à présent que toute cette architecture liée aux pandémies est en place… il faut bien la faire tourner. L’OMS multiplie la communication sur les détails de la gestion de cet incident, en tentant de se faire passer pour un puits de science et de responsabilité, pour affirmer le caractère indispensable de sa mission.

Etant donné que les risques d’une épidémie de hantavirus sont inexistants, comme l’a notamment expliqué le Professeur Martin Zizi, ancien directeur épidémiologique du Département de la Défense belge et ancien Conseiller de l’ONU sur les armes biologiques, qui a travaillé spécifiquement sur les hantavirus, on peut parier sur le fait que l’OMS va se féliciter de « gérer l’affaire de manière efficace ».

Dr Peter McCullough déplore pourtant une série importante d’erreurs dans ces recommandations. Dans un article intitulé « The WHO’s deadly blunders: Why globalism is failing public health« , le célèbre cardiologue énumère « des erreurs mortelles » déjà commises par l’OMS. Selon lui, la propagation du hantavirus (pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une pure mise en scène) est vraisemblablement provoquée par la présence de rongeurs à bord et se ferait par le biais de poussières contaminées par les animaux dans le système de ventilation du navire. Il a catégoriquement rejeté l’hypothèse d’une transmission interhumaine et a souligné que le virus se diffusait principalement par le biais de particules en suspension dans l’air provenant des excréments de rongeurs.

Enumérant plusieurs fautes graves dans les recommandations de l’OMS:

2 mai 2026: Alors qu’un cadavre se trouve à bord et que le navire est à quai au Cap-Vert, l’OMS ne procède pas à l’évacuation du navire.

2 mai 2026: L’OMS enferme les passagers dans leur cabine, les exposant ainsi pendant 8 jours au virus provenant potentiellement du cadavre et des excréments de rongeurs — ce qui a entraîné un nouveau cas grave en soins intensifs sous ECMO à Paris et deux cas asymptomatiques testés positifs transférés à l’hôpital universitaire Emory d’Atlanta.

10 mai 2026: L’OMS ne procède pas à une inspection complète ni à un échantillonnage des rongeurs et du cadavre, et ne décontamine pas le navire à Ténérife pour protéger le reste de l’équipage.

11 mai 2026: L’OMS autorise 30 membres d’équipage et du personnel médical à mettre le cap sur Rotterdam, risquant ainsi de voir apparaître de nouveaux cas sur cette partie du voyage.

Le Dr McCullough a aussi condamné la prise en charge ultérieure des passagers dans des centres de biosécurité à des endroits comme Omaha, la qualifiant de mise en scène théâtrale et inefficace qui soumet des personnes en bonne santé, mais exposées, à un confinement inutile. Et concernant le traitement, sachant qu’une intervention médicale précoce est essentielle pour le hantavirus, il reproche aux agences de santé publique de ne pas avoir fourni de traitements adéquats: une utilisation proactive d’antiviraux et de médicaments tels que le favipiravir, l’hydroxychloroquine et l’ivermectine, connus pour leur utilité potentielle.

Y aurait-il une tentative de créer un problème tout en prétendant chercher à le prévenir?

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a un air de déjà vu…

Partager:

Cet article vous a plu?
Essentiel News propose des clés de lecture de l’agenda mondial et des alternatives pour en sortir.
Pensez à vous abonner ou à faire un don.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *