Questionner les vaccins n’est pas un péché mortel

L’auteur du best-seller «Antivax toi-même!» explore l’histoire des croyances et tabous liés à la mission salvatrice des vaccinations. En faire une évaluation documentée n’est pas une menace pour la santé publique, dit-il. Conférence exclusive.

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Suite aux promesses non tenues des injections anti-Covid, le journaliste scientifique Xavier Bazin a osé la “transgression suprême”. Son dernier livre Antivax toi-même, retrouvons un esprit critique sur la vaccination (éd. Trédaniel), qui devient un best-seller, démonte avec les faits les mythes qui entourent les autres vaccins. Covidhub l’a rencontré lors d’une conférence exclusive à Genève.  

Commencer à poser des questions sur l’efficacité et la sécurité des vaccins… n’est-ce pas mettre le chaos dans la santé publique? Dans l’histoire racontée par les autorités de santé, ce sont les vaccins qui ont sauvé l’humanité des grands fléaux, non? Jeter le doute, disent de nombreux médecins, “pourrait entraîner des millions de victimes”.

Le journaliste scientifique Xavier Bazin, retrace l’essor de la “religion vaccinale”, qui a pris le dessus sur d’autres approches thérapeutiques privilégiant le “terrain” et le renforcement de l’immunité naturelle. On se rappelle comment, au 19e siècle, Louis Pasteur avait cloué le bec à son rival le Dr Antoine Béchamp qui affirmait: “Le microbe n’est rien, le terrain est tout.”

Xavier Bazin invité aux Rencontres de Cara, près de Genève, répète qu’il n’est pas tombé tout petit dans la marmite antivax. S’il est devenu relativement critique, c’est après avoir étudié de près la balance bénéfice-risque des principaux vaccins depuis Pasteur.

Les graves maladies ont régressé avant l’arrivée des vaccins

Il constate d’abord un fait général: les graves maladies, ainsi que la mortalité infantile, ont régressé ou disparu AVANT l’apparition de vaccins et d’antibiotiques. C’est largement dû à l’amélioration de l’hygiène, de l’alimentation, du niveau de vie.

L’eau courante, les égouts, le savon, le chauffage ont fortement réduit les infections qui terrorisaient la population. La peste, la lèpre, la typhoïde, qui n’ont jamais fait l’objet de vaccination, ont reculé de même. Tout comme le rachitisme, le scorbut, et tant d’autres.

Quant à l’éradication de la variole, Bazin cite un rapport de l’OMS en 1979 attestant que ce sont les mesures de surveillance et l’isolement des malades qui y ont contribué bien plus que les vaccinations de masse qui “échouèrent dans la plupart des cas.”

Essais négligés, effets niés

Ses investigations bourrées de références scientifiques amènent Xavier Bazin à un autre constat: dans le passé, beaucoup de vaccins ont connu un processus très semblable à celui du Covid: essais cliniques insuffisants, effets secondaires niés ou minimisés.

Exemple: la campagne DTP (diphtérie-tétanos-coqueluche) des enfants africains. En Guinée Bissau, l’équipe du médecin danois réputé Peter Aaby, pro-vax convaincu, découvre que les enfants vaccinés meurent deux à cinq fois plus que les enfants non vaccinés. Mais la publication de ces “résultats effarants” n’a débouché sur aucune mesure, aucune réaction. Ni à l’OMS, ni dans le monde scientifique.

Comment expliquer un tel “aveuglement”?

Le journaliste scientifique explique les mécanismes psychologiques de cet “aveuglement”: le vaccin est un “joyau de l’épopée médicale”. Plus prosaïquement, il montre les aspects économiques et le parallèle avec la course aux armes biologiques. La recherche vaccinale apparaît comme un impératif de sécurité nationale.

L’auteur ne veut convaincre personne. Il souhaite simplement que ces informations puissent aider les gens à devenir des acteurs avertis de leur santé.

Moments forts de la conférence

0:00 Introduction

1:47 Question au public

3:18 5 fois plus de mortalité infantile avec le vaccin DTCoq.. et puis rien

6:50 Xavier Bazin est-il antivax?

7:55 « Le bon moment pour parler des autres vaccins »

8:42 « Le vaccin bénéficie d’une image de baguette magique »

9:22 Arrêter les vaccinations ne provoquerait pas de désastre sanitaire

11:18 Le mythe de l’éradication de la variole par la vaccination

15:16 Qu’est-ce qui a fait disparaître des maladies comme la peste?

19:50 Ce qui est fondamental, c’est le terrain

20:10 L’exemple du déclin des maladies infectieuses aux États-Unis

21:35 Revenir à un peu de raison, comme pour les antibiotiques

22:20 Nombre de vaccins ne sont pas altruistes, l’exemple du DTP

24:42 Un vaccin injecté dans le muscle ne crée pas d’immunité nasale

27:25 Dr. Saluzzo de Sanofi: on ne sait pas comment marche un vaccin

28:43 Plus de rigueur dans la validation des nouveaux vaccins? L’histoire de l’hépatite B.

35:15 Essais Pfizer: 95% d’efficacité mais plus de morts dans le groupe vacciné

36:45 Il n’y a jamais de placebo dans les essais randomisés sur les vaccins

37:10 Les effets indésirables ne sont observés que sur 5 jours. Pas de risque de détecter une sclérose en plaque.

38:08 Le premier vaccin génétique: le vaccin contre l’hépatite B

39:45 Risques considérables volontairement ignorés des vaccins génétiques: maladies à prions, cancers

42:50 Le vaccin contre le pneumocoque: laxisme des autorités de santé

44:50 « Si tout ce que je dis est vrai, comment est-ce que c’est possible ? » : articulation du livre « Antivax toi-même »

46:12 Le problème des autorités qui autorisent un produit puis sont chargées de la surveillance à postériori

46:50 Le développement d’armes biologiques comme angle de compréhension de l’hystérie vaccinale

48:20 L’hésitation vaccinale devient un problème de sécurité nationale

49:20 Retrouvons un esprit critique sur la vaccination

49:35 « C’est très bien, mais ça sème le doute. »: on ne peut pas croire sur parole les autorités de santé

50:40 Questions du public