Suisse: poursuites pénales contre Swissmedic

Un avocat zurichois intente une action contre Swissmedic et des médecins au nom de six personnes dont la santé s'est dégradée après l'injection de vaccins ARNm.

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Six personnes dont la santé aurait été gravement altérée par des vaccinations ARNm, ainsi que 37 autres plaignants ont déposé en juillet 2022 des poursuites pénales contre l’autorité suisse de délivrance des licences Swissmedic et des médecins vaccinateurs. Ils sont représentés par l’avocat zurichois Philipp Kruse. C’est ce qui a été annoncé au cours d’une conférence de presse à Zurich le 14 novembre 2022.

“Nous avons affaire ici à la plus grande mise en danger et à la plus grande atteinte à la santé humaine causée par des médicaments que la Suisse ait jamais connue. L’autorisation et l’administration de «vaccins» à ARNm largement inefficaces constitue un danger bien plus grand que l’agent pathogène du SARSCoV2, contre lequel ces «vaccins» sont censés protéger”, affirme-t-on dans le résumé de cette action.

Plainte de 300 pages

La plainte de 300 pages est dirigée contre trois représentants de l’Autorité suisse d’autorisation et de surveillance des médicaments (Swissmedic – équivalent de l’ANSM en France ou de la FDA aux Etats-Unis) ainsi que cinq médecins de l’Inselspital de Berne.

On trouve parmi les chefs d’accusation: non-respect de la loi sur les produits thérapeutiques, lésions corporelles intentionnelles ou par négligence,  mise en danger de la vie d’autrui, meurtre.

Les plaignants accusent les personnes signalées à Swissmedic, entre autres, de violations graves et permanentes des obligations de diligence raisonnable de la loi fondamentale sur les médicaments dans le cadre de l’approbation des vaccins à ARNm.

Les personnes impliquées dans la plainte pénale ont ouvert un site internet pour plus d’informations.

Me Kruse, un opposant notoire aux mesures anti-covid

Philipp Kruse est un avocat connu pour ses positions contre la politique de vaccination de la Confédération et les mesures prises dans le cadre de la pandémie. Sa plainte conclut à une violation grave et durable des obligations fondamentales de diligence en matière de droit des produits thérapeutiques lors de l’approbation de l’administration des vaccins ARNm contre le Covid-19.

Me Kruse coordonne également une coalition internationale de juristes contre le projet de traité sur les pandémies actuellement en discussion à l’OMS.

Dommages subis par les six plaignants

Perte de cheveux, déraillement du cycle menstruel, polyarthrite, myocardite, faiblesse musculaire, épuisement chronique. Décès d’une personne de 20 ans.

Selon l’avocat, le lien avec la vaccination contre le Covid 19 a été confirmé par des experts dans cinq des cas qu’il défend. Concernant le défunt, le lien de causalité doit encore officiellement être prouvé sur la base d’examens pathologiques.

Explosion des myocardites

Les plaignants évoquent particulièrement les myocardites – soit l’inflammation du muscle cardiaque – comme l’un des effets secondaires graves des vaccins contre le Covid-19. Selon différentes études internationales, environ 35 personnes sur 1 million de vaccinées avec un vaccin à ARNm seraient concernées.

Pourtant, une étude statistique récente conduite par le cardiologue Christian Mueller, chef de service à l’Hôpital universitaire de Bâle, constate une incidence myocardique 800 fois supérieure parmi la population vaccinée.

Pour rappel, les deux principaux vaccins en Suisse, Moderna et Pfizer/BioNTech sont tous deux basés sur la technologie ARNm. L’autorité d’autorisation Swissmedic a recensé jusqu’ici quelques 6000 cas suspects considérés comme graves en Suisse. Plus de 61% concernaient des patients vaccinés au Moderna (0,1% des gens), 34,2% l’étaient au vaccin Pfizer (0,07%).

Procédure ouverte contre des médecins

“Les informations trompeuses données au public par Swissmedic sur les bénéfices et les risques pèsent particulièrement lourd. Le procureur cantonal saisi a déjà ouvert une procédure contre les médecins vaccinateurs encore inconnus”, indique le texte de la plainte. La présomption d’innocence s’applique à toutes les personnes impliquées.

Les plaignants ont documenté les “graves lacunes des études d’approbation et, à l’aide d’études rétrospectives et de données statistiques, montrent les risques et les dommages associés à la vaccination par ARNm pour les individus et la santé publique”.

Victime en fauteuil roulant

Lors de la conférence de presse, les victimes présumées de la vaccination ont décrit comment leur vie professionnelle et privée avait changé depuis les injections. Parmi elles figure Mai TJ, 45 ans, qui a dû être hospitalisée immédiatement après la troisième dose.

Peu de temps après, le diagnostic était : polyarthrite rhumatoïde sévère, accompagnée d’autres symptômes. Cet employée se déplace depuis lors en fauteuil roulant.

Les constats d’un médecin «controversé»

Les constatations cliniques des “victimes de la vaccination” ont été menées par le Dr Urs Guthauser, spécialiste en chirurgie FMH et médecin du sport. Il a été vivement critiqué après s’être prononcé contre les vaccinations Covid et la stratégie fédérale dans une interview à Medinside.

Comme des initiés l’ont expliqué à Medinside, Guthauser figure parmi les deux médecins sanctionnés par le canton de Berne pour leur attitude. Un rapport sur les sanctions (sans nom) a été publié dans le “Sonntagszeitung” .

Interrogé par Medinside, Swissmedic a répondu :

“Swissmedic prend acte de la plainte pénale contre les employés. Les autorités compétentes sont chargées d’enquêter sur les comportements criminels présumés.

En ce qui concerne l’approbation des vaccins Covid-19, les documents de demande respectifs ont été vérifiés selon toutes les règles et normes scientifiques, comme pour toutes les autres demandes d’approbation de nouvelles substances actives.

Il n’y a pas eu de “raccourcis” dans l’évaluation du rapport bénéfice/risque. Aucun compromis n’a été fait en termes d’exigences de sécurité, d’efficacité et de qualité.

Pour Swissmedic, en tant qu’autorité indépendante d’approbation et de surveillance des médicaments, la protection de la santé de la population suisse est une priorité absolue”

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