Extradition d’Assange aux USA: décision après le 5 mars

"Anything to say", installation Davide Dormino
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D’ici quelques semaines, le sort du journaliste et lanceur d’alerte traqué par les États-Unis devrait être scellé. Au-delà de l’homme, l’enjeu concerne la liberté d’expression et de la presse, estime son avocate.

L’audience qui devait décider du sort du journaliste Julian Assange, fondateur de Wikileaks, s’est déroulée le 20 février dernier en l’absence du prévenu, pour des raisons de santé selon son avocat.

Une décision concernant son éventuelle extradition vers les États-Unis n’est pas attendue avant le 5 mars prochain.

Pour mémoire, la plateforme en ligne Wikileaks est active dans la publication de nombreux documents accablants concernant des agissements criminels au sein d’entreprises privées mais aussi de gouvernements.

Julian Assange est devenu la bête noire des États-Unis en 2010 suite à la divulgation de preuves de crimes de guerre en Irak, de recours régulier à la torture, même contre des civils.

En 2016, l’ONU prenait la défense d’Assange, demandant sa libération immédiate et dénonçant plusieurs années de détention arbitraire sans qu’aucune plainte n’ait été déposée, selon Christophe Peschoux, représentant du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme :

En mai 2022, Stella Assange, l’avocate du lanceur d’alerte, devenue entre-temps sa femme et la mère de deux de ses enfants, lançait un appel poignant en faveur de la libération de son mari :

 

Elle a pris la parole publiquement à la sortie de l’audience du 22 février, dénonçant encore une fois les agissements des États-Unis, qualifiés de poursuites politiques à l’encontre d’un journaliste. Pour elle, l’enjeu de cette affaire touche au droit du public d’être informé, au droit de pouvoir s’exprimer librement et de diffuser la vérité sans risquer d’être emprisonné.

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