L’autorisation du vaccin Comirnaty a mené à des « expérimentations humaines interdites », selon un ancien toxicologue de Pfizer

Helmut Sterz estime que ce vaccin n'aurait jamais dû être homologué.
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Auditionné le 19 mars dernier au Bundestag dans le cadre d’une enquête parlementaire sur la pandémie de Covid-19, l’ancien toxicologue en chef de Pfizer Europe, Helmut Sterz, a lâché une bombe en énumérant les risques de sécurité qui auraient dû mener à l’interdiction de la commercialisation du vaccin Comirnaty.

Rares sont les pays à avoir entrepris un bilan en profondeur de la façon dont ils ont géré la pandémie de Covid. Comme si rien d’anormal ou d’exceptionnel ne s’était produit, alors que cet événement a entraîné un grand nombre de mesures inédites, une restriction des libertés sans précédent et une vaccination de masse record, avec un produit à peine testé.

Le scandale provoqué par la divulgation des protocoles de crise de l’Institut Robert-Koch (RKI) en 2024 a toutefois mis la pression sur les parlementaires allemands pour ouvrir le dossier. Depuis juillet 2025, une commission d’enquête a donc été mise en place pour analyser la gestion de la pandémie de Covid-19 dans le pays et en tirer les leçons pour l’avenir (Enquete-Kommission « Aufarbeitung der Corona-Pandemie und Lehren für zukünftige pandemische Ereignisse »). Composée de 28 membres (14 parlementaires et 14 experts externes), le groupe de travail s’est donné jusqu’à la mi-2027 pour auditionner des personnalités et mener ses travaux.

Le 19 mars dernier, l’audition d’Helmut Sterz au Bundestag n’est pas passée inaperçue et a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Et pour cause: en cinq minutes top chrono, cet ancien toxicologue en chef de Pfizer Europe a démoli tous les récits sur la prétendue sécurité du Comirnaty, le vaccin anti-Covid de Pfizer-BioNTech. Helmut Sterz a même estimé que ce vaccin n’aurait jamais dû être homologué.

Lors de son audition, l’ancien cadre de Pfizer était interrogé par Stefan Homburg, professeur émérite d’économie et ancien directeur de l’Institut de finances publiques à l’université Leibniz d’Hanovre, également connu pour ses critiques des mesures prises par le gouvernement allemand durant la pandémie et pour sa dénonciation des vaccins à ARNm.

Audition d’Helmut Sterz au Bundestag, traduite et doublée en français par L’Aile à Stick.
Études toxicologiques insuffisantes, produit contaminé et risque de cancer accru

Selon le toxicologue, au moment de son homologation, aucune étude n’avait été menée sur la cancérogénicité du vaccin, « par manque de temps. » De même, aucune étude valable n’avait été menée sur les impacts du vaccin sur la reproduction (fertilité, gestation et développement postnatal), ce qui pourrait être mis en lien, comme le suggérait la question de Stefan Homburg, avec l’effondrement du taux de natalité observé en Allemagne et dans plusieurs pays européens depuis la campagne de vaccination.

Helmut Sterz a, par ailleurs, confirmé que le produit injecté aux populations n’est pas « la substance très pure » qui a été utilisée par Pfizer pour les tests d’homologation. Trop coûteuse à fabriquer pour la production de masse, celle-ci a été remplacée par une substance bon marché, fabriquée à l’aide de la bactérie Escherichia coli. Les conséquences en sont « des contaminations significatives [du produit final] par l’ADN bactérien » et « un risque de cancer considérablement accru » pour les personnes l’ayant reçu.

« L’homologation s’est faite en procédure accélérée, selon le protocole de l’Institut Robert-Koch, a souligné Helmut Sterz. Cela signifiait que des études de toxicité essentielles ont été sacrifiées à la rapidité, sans justification acceptable. Je ne connais aucun cas d’indication comparable où toutes ces études ont été omises. Cette homologation a donc mené à des expérimentations humaines interdites.« 

Nombreux décès suspects: le vaccin aurait dû être retiré du marché très vite

Concernant les effets secondaires et dommages vaccinaux, le toxicologue a déclaré à la commission d’enquête que « le rapport post-commercialisation de Pfizer faisait état de plus de 1 200 cas de décès suspects en seulement deux mois après l’homologation » du produit en Allemagne. « Dès lors, il aurait fallu retirer le Comirnaty du marché« .

Selon ses informations, a-t-il ajouté, « l’Institut Paul-Ehrlich a reçu 2 133 notifications de décès après injection du Comirnaty jusqu’à aujourd’hui« . Un chiffre à corriger en fonction du taux important de sous-déclarations généralement observé. « Aux États-Unis, on part d’un facteur de sous-déclaration de 30 par lequel il faudrait multiplier le nombre de cas enregistrés. Pour l’Allemagne, cela ferait 60 000 décès dus à la vaccination.« 

Rien ne permet d’affirmer un rapport bénéfice-risque positif, au contraire

Stefan Homburg a rappelé que les nombreuses victimes vaccinales qui se battent en Allemagne pour obtenir des dommages et intérêts perdent souvent leurs procès, car les tribunaux estiment que le Comirnaty a une balance bénéfice-risque positive. Il a demandé à Helmut Sterz si cette affirmation était fondée.

« À mon avis, absolument pas, a répondu l’ancien toxicologue en chef de Pfizer Europe. Le Comirnaty n’a pas été étudié en développement clinique pour prévenir les maladies graves ou les décès. Les documents de Pfizer ne permettent donc pas de reconnaître un rapport bénéfice-risque positif. Le mathématicien Robert Rockenfeller de l’université de Coblence estime que pour chaque forme grave de Covid que le Comirnaty préviendrait soi-disant, il y a 25 effets secondaires graves.« 

L’une des preuves que la balance bénéfice-risque du vaccin n’est pas positive est le fait que « la mortalité a nettement augmenté en 2021 et 2022 par rapport à 2020« , alors qu’elle aurait dû baisser avec les campagnes de vaccination massive.

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Pour compléter ce témoignage, Essentiel News vous propose ci-dessous la traduction d’un article publié le 17 février 2026 par le journaliste allemand Bastian Barucker sur son compte Substack.

Les données officielles suggèrent jusqu’à 30 fois plus de décès après la vaccination Covid que pour les vaccins traditionnels

La comparaison des chiffres officiels concernant les cas suspects mortels liés aux vaccins (de toutes sortes) révèle un signal d’alarme clair pour les préparations à base d’ARNm.

L’Institut Paul-Ehrlich (PEI), responsable en Allemagne de la surveillance de la sécurité des vaccins, fait traîner depuis des années l’évaluation des données pertinentes en rapport avec la sécurité des vaccins à ARNm. Ni l’évaluation des données des caisses d’assurance maladie, à laquelle l’institut est légalement tenu, ni la publication de l’étude SafeVac2.0 n’ont encore eu lieu. Cela se produit dans le contexte d’une campagne de vaccination d’une ampleur historique, au cours de laquelle un produit médical peu éprouvé a été utilisé des millions de fois. Selon les protocoles divulgués de l’Institut Robert-Koch (RKI), les données pertinentes sur ce produit n’ont été délibérément collectées qu’après l’autorisation de mise sur le marché (post-marketing). Ainsi, dans les protocoles Corona du RKI, on peut lire le 27 avril 2020: « Plusieurs vaccins seront disponibles, qui ont été développés et testés en accéléré. Les données pertinentes ne seront collectées qu’après la commercialisation« . Cependant, on ne sait toujours pas quand le public pourra enfin consulter ces données.

Robert Rockenfeller, mathématicien à l’Université de Coblence, et Michael Günther, physicien à l’Université de Stuttgart, ont analysé deux ensembles de données du système de notification spontanée des effets indésirables de l’Institut Paul-Ehrlich, accessibles au public, et ont constaté un nombre alarmant de cas suspects de décès après une vaccination par le vaccin Covid.

Le PEI écrit, à propos de l’importance des cas suspects déclarés sur son propre site web: « Le taux de déclaration est un indicateur important dans le système de déclaration spontanée, qui est utilisé pour détecter les anomalies -appelées signaux- […]« 

Les scientifiques, qui s’étaient déjà penchés sur les taux d’effets secondaires des produits à base d’ARNm dans l’étude d’autorisation de mise sur le marché, ont été surpris de constater que le PEI avait publié deux ensembles de données sur le même sujet et, de surcroît, dans un format (PDF) défavorable à l’évaluation. Cette dernière circonstance a eu pour conséquence que les données ont dû être évaluées par Rockenfeller et Günther au cours de semaines de travail minutieux et laborieux. L’un des jeux de données est en allemand, le second en anglais. Dans ce dernier, les cas suspects de décès dans les groupes d’âge de 3 à 11 ans et de 18 à 59 ans manquent complètement, ce qui est inhabituel. De plus, les deux séries de données donnent des chiffres très différents concernant le nombre de décès après vaccination.

Les données mises en ligne par le PEI montrent qu’au cours des 20 années précédant la campagne de vaccination Covid, on a enregistré en moyenne environ 0,6 décès suspects par million de personnes vaccinées par an. Il s’agissait des vaccins classiques, utilisés depuis des décennies.

Déclarations de décès suspects par million de personnes vaccinées (sans vaccination ARNm).

Dans une étape suivante, Rockenfeller et Günther ont déterminé le nombre d’annonces de décès suspectés par million de personnes vaccinées avec l’ARNm. Pour la première année de la campagne de vaccination Corona, ils ont constaté une augmentation de près de 30 fois supérieure par rapport aux vaccins conventionnels. Concrètement, cela signifie que pour un million de personnes vaccinées avec l’ARNm, il y aura 18 décès potentiels en 2021.

Dans les milieux spécialisés – et bien sûr aussi au PEI – on sait depuis de nombreuses années déjà que les effets secondaires des vaccins, quelle que soit leur gravité, sont en principe massivement sous-déclarés. Dans une publication [que nous n’avons pas trouvée, NDLR], le PEI a estimé qu’il y avait un facteur de 10 à 20. Ainsi, avec environ 65 millions de personnes vaccinées contre le Covid-19 et une valeur moyenne de sous-déclaration de 15, on peut estimer à 17 550 le nombre total de décès suspectés pour l’année 2021. Il s’agit – comme on pourrait le penser – d’un signal d’alarme qui aurait dû faire réagir l’Institut Paul-Ehrlich. Les années 2022 et 2023 montrent également, par rapport aux vaccins traditionnels, un nombre de cas suspects à l’issue fatale plusieurs fois supérieur.

Dans une publication de l’année 2023 de Michael Günther et Robert Rockenfeller avec le scientifique indépendant Falk Mörl, dans la revue spécialisée International Journal of Vaccine Theory, Practice, and Research, les scientifiques sont déjà parvenus à l’estimation suivante sur la base de leurs propres analyses complexes: « Notre meilleure estimation pour l’année 2021 est que 16 817 décès ont été causés par le vaccin contre le SARS-CoV-2 au cours de la courte période d’observation de 50 jours après la dernière vaccination« .

Déclarations de décès suspectés par million de personnes vaccinées (avec vaccination ARNm).

Estimations de l’Institut Paul-Ehrlich

Dans un rapport publié par le PEI en mars 2025 sur la sécurité du vaccin Covid-19, on trouve toutefois des chiffres beaucoup plus bas. On y trouve seulement environ 2 000 cas suspects avec une issue fatale pour l’année 2021.

Rapport de pharmacovigilance sur l’utilisation des vaccins Covid-19 – Situation au 31/12/2024

Jusqu’à la fin de la campagne de vaccination fin 2024, le PEI ne recense au total qu’à peine 3 000 cas suspects d’effets indésirables à issue fatale. Ce nombre étonnamment faible par rapport aux estimations de Rockenfeller et Günther est ensuite vérifié à l’aide d’un algorithme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour déterminer le lien de causalité. Au final, seuls 74 cas, soit 2,40%, ont été jugés cohérents par le logiciel de l’OMS.

Le rapport de l’Institut Paul-Ehrlich explique: « Cela signifie que dans ces cas suspects à issue fatale, un lien de causalité avec la vaccination qui a eu lieu est possible ou probable« . Le PEI ne sait donc pas non plus, pour ces 74 cas, qui, parmi les cas suspects, est réellement décédé à cause de la vaccination. Plus de 78% des cas suspects sont classés par le PEI comme non classifiables par l’algorithme. Dans ce groupe également, on ne sait donc pas combien de personnes sont réellement décédées suite à la vaccination Corona.

Le rapport du PEI tire la conclusion suivante: « L’évaluation de la causalité des différentes déclarations de cas suspects ayant eu une issue fatale, et sur la base des autres analyses régulièrement effectuées sur la sécurité des vaccins Covid-19, ne permet actuellement pas d’identifier un signal de risque relatif à un risque de sécurité inconnu à ce jour« .

Le 11 février 2021, Klaus Cichutek, alors président de l’Institut Paul-Ehrlich, avait affirmé que « les vaccins ne provoquent pas de décès« . Cette affirmation ne serait vraie que si l’ensemble des 17 550 déclarations de suspicion devaient être considérées comme sans lien de causalité avec la vaccination. L’Institut Paul-Ehrlich déclare qu’il procède à des contrôles « de manière professionnelle et sans préjuger des résultats« . Selon Cichutek, qui exclut catégoriquement que les vaccins puissent causer des décès, on fait tout ce qui est humainement possible pour déterminer si les vaccins ne peuvent pas être la cause de décès.

Mais il se peut aussi que les instruments utilisés par l’Institut Paul-Ehrlich pour surveiller la sécurité des vaccins fassent ce que le Dr Klaus Hartmann, ancien collaborateur du PEI et futur lanceur d’alerte, avait déjà révélé avant la campagne de vaccination Corona. Selon Hartmann, on sait depuis des décennies que ces « mauvais instruments » ne fonctionnent pas bien – en fin de compte, ils ne servent qu’à pouvoir affirmer que les vaccins sont généralement sans complication ou, comme dans ce cas, qu’ils ne provoquent pas de décès.

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